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Nudistes contre échangistes

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Été 2009

Christian Dominique Éthier propriétaire du Sauna 3333 est devenu propriétaire des parties commerciales du domaine de l'Éden. Il a acquis le commerce de Denis Chesnel ...

Été 2007

«Chesnel est en train de tout changer sans nous consulter», dit l'un des copropriétaires

Qu'arrive-t-il quand un échangiste s'établit dans un centre nudiste? Non, ce n'est pas toujours la bonne entente qui règne. L'échangiste bien connu Denis Chesnel en a fait l'expérience à Saint-Lin ; il est même accusé d'avoir tabassé un nudiste.

Denis Chesnel, 55 ans, gère notamment avec ses filles l'Auberge 1082, à Montréal.

 

M. Chesnel fait aussi partie des échangistes qui sont allés en Cour suprême pour faire reconnaître leur pratique, après qu'il a été accusé de tenir une maison de débauche à la suite d'une descente à L'Orage en 1999.

Récemment, Denis Chesnel a acheté les parts commerciales du Domaine de l'Éden, le centre nudiste de Saint-Lin-Laurentides. C'est-à-dire que le bureau, l'auberge, le restaurant, le bar-discothèque, la piscine, le lac avec plage, le court de tennis et les campings pour les visiteurs lui appartiennent.

Pas le bienvenu chez les nudistes

Or, le reste du domaine nudiste est composé de 118 résidences gérées en copropriétés. Et les résidants permanents du domaine craignent que M. Chesnel ne fasse du centre nudiste un repaire échangiste.

«Il est en train de tout changer la place sans nous consulter. Il a transformé notre salle en bunker. On ne veut pas qu'il fasse une auberge échangiste ici!» lance l'un des copropriétaires, Marcel Bélisle, que M. Chesnel aurait battu parce qu'il lui met des bâtons dans les roues.

«Il n'a pas imposé l'échangisme en partant, mais il le fait tranquillement pas vite», croit une autre résidante permanente.

«Ben non», se défend M. Chesnel, jurant que les copropriétaires s'en font pour rien.

Dispute à propos de l'argent

Mais la guerre a véritablement éclaté entre ces copropriétaires et Denis Chesnel quand il a décidé d'obliger les résidants à se procurer une carte de membre, au coût de 500 $ plus taxes pour trois ans, pour accéder aux parties commerciales du centre.

M. Chesnel leur laisse jusqu'à l'an prochain pour payer cette carte, sinon son coût passera de 500 $ à 2 500 $. «[...] je vous avise que je n'accepte plus qu'un copropriétaire paie des frais à la journée comme un visiteur. Si vous ne prenez pas la carte privilège, vous ne pourrez pas venir aux parties commerciales», menace-t-il dans une lettre dont il ne reconnaît toutefois pas l'existence (voir autre texte).

Autres frais

M. Chesnel exigerait aussi qu'ils payent d'autres frais pour utiliser la barrière électrique à l'entrée du domaine, ainsi que pour accéder aux boîtes aux lettres et conteneurs à déchets situés sur son terrain.

Ces mesures ont soulevé l'ire des résidants permanents du domaine. «Il ne peut pas nous forcer à payer pour accéder à notre domicile personnel et pour aller chercher notre courrier! Il y a une résistance populaire», conclut Marcel Bélisle.

 

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